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Fractures vertébrales ostéoporotiques (fractures par compression vertébrale)

Les fractures par compression vertébrale ostéoporotiques sont des fractures par tassement survenant dans un os ostéoporotique après un traumatisme minime ou de façon spontanée. Elles sont les plus fréquentes chez la femme ménopausée et à la charnière thoraco-lombaire, provoquant une douleur dorsale soudaine et une perte de taille. La plupart des cas guérissent avec un traitement conservateur.

Dernière mise à jour: 2026-06-06

Définition

Les fractures par compression vertébrale ostéoporotiques (FCVO) correspondent au tassement d'un corps vertébral fragilisé par l'ostéoporose sous charge axiale. Elles constituent le type le plus fréquent de fracture ostéoporotique et surviennent surtout à la charnière thoraco-lombaire (T12-L1). Elles peuvent résulter d'un traumatisme minime tel qu'une chute légère, une flexion ou une toux, voire survenir spontanément. Chaque fracture réduit la hauteur vertébrale et entraîne une perte de taille, et une fracture augmente nettement le risque de fractures ultérieures (la cascade fracturaire).

Causes et facteurs de risque

La cause sous-jacente est l'ostéoporose : la résorption osseuse dépassant la formation, la masse osseuse diminue et la microarchitecture se détériore, rendant fragile l'os trabéculaire (spongieux) qui constitue l'essentiel du corps vertébral. Les facteurs de risque non modifiables comprennent l'âge avancé, le sexe féminin (carence œstrogénique post-ménopausique), des antécédents génétiques/familiaux de fracture, une ménopause précoce et une constitution mince. Les facteurs modifiables comprennent une corticothérapie prolongée, le tabagisme, l'excès d'alcool, une carence en calcium/vitamine D et un mode de vie sédentaire. L'hyperthyroïdie, l'hyperparathyroïdie, la polyarthrite rhumatoïde, la malabsorption et certains médicaments provoquent une ostéoporose secondaire.

Symptômes

Dans une fracture aiguë, le signe typique est une douleur dorsale soudaine et intense, souvent déclenchée par un événement mineur ; la douleur est localisée au niveau de la fracture, s'aggrave en se relevant et en se tournant, et s'atténue en position allongée. Lorsque plusieurs fractures s'accumulent, une perte de taille progressive et une cyphose (« bosse de la douairière ») se développent, ce qui peut réduire la capacité respiratoire et altérer l'équilibre. De nombreuses fractures sont silencieuses et découvertes de façon fortuite à l'imagerie. La compression neurologique est rare, mais un fragment refoulé en arrière (rétropulsé) peut provoquer une douleur ou une faiblesse des jambes.

Diagnostic

La première étape est la radiographie standard, qui montre le tassement vertébral et la déformation cunéiforme. L'IRM distingue une fracture aiguë (œdème médullaire osseux, hypersignal STIR) d'une fracture ancienne et évalue la compression neurologique et toute suspicion de fracture pathologique (tumeur/infection). La TDM montre la structure osseuse et tout recul (rétropulsion) de fragments. Le degré d'ostéoporose est déterminé par densitométrie osseuse DEXA (T-score) ; une ostéoporose secondaire et une fracture pathologique doivent être exclues.

Options thérapeutiques

La plupart des cas guérissent avec un traitement conservateur : gestion de la douleur à court terme (antalgiques), mobilisation précoce, port d'un corset dans des cas sélectionnés et kinésithérapie. Pour une douleur sévère ne répondant pas au traitement conservateur, une augmentation vertébrale mini-invasive peut être réalisée : vertébroplastie (injection de ciment osseux dans le corps fracturé) ou cyphoplastie (restauration de la hauteur par un ballonnet, puis injection de ciment). Une compression neurologique marquée ou une instabilité peuvent nécessiter une chirurgie ouverte (décompression avec ou sans instrumentation) ; des vis cimentées/fenêtrées sont préférées dans l'os ostéoporotique. Chez tous les patients, le traitement essentiel est la prise en charge de l'ostéoporose sous-jacente.

Traitement et prévention de l'ostéoporose

Traiter l'ostéoporose est le fondement de la prévention de nouvelles fractures. Un apport adéquat en calcium et en vitamine D, une activité physique régulière en charge, l'arrêt du tabac et de l'excès d'alcool, et la réduction du risque de chute sont des mesures de base. Le traitement médicamenteux utilise des agents antirésorptifs (bisphosphonates, dénosumab) et, dans les cas à haut risque ou sévères, des agents ostéoformateurs (tels que le tériparatide). Le choix et la durée du médicament sont déterminés par le médecin selon une évaluation individuelle du risque.

Pronostic

La plupart des fractures ostéoporotiques guérissent en quelques semaines avec un traitement conservateur et la douleur s'apaise. Toutefois, la survenue d'une fracture augmente le risque de nouvelles fractures et de mortalité globale durant la première année ; pour cette raison, traiter l'ostéoporose et prévenir les chutes sont essentiels. L'augmentation vertébrale peut procurer un soulagement rapide de la douleur chez des patients correctement sélectionnés. Les résultats varient d'un individu à l'autre selon l'âge, la qualité osseuse et les comorbidités.

Références

  1. Greenberg MS. Greenberg's Handbook of Neurosurgery. 10th ed. Thieme; 2023:1208-1215.
  2. Winn HR, ed. Youmans Neurological Surgery. 6th ed. Saunders; 2011.
  3. North American Spine Society (NASS) — Coverage Recommendations: Vertebral Augmentation.
Auteur / Éditeur
Comité éditorial médical BVS Doctors
Spécialiste en neurochirurgie
de nombreuses années d'expérience spécialisée

Cet article est à titre informatif et ne remplace pas un examen médical. Le diagnostic et le traitement sont individuels.