Chirurgie des nerfs périphériques
Traitement chirurgical du canal carpien, du tunnel cubital, des neuropathies de compression et des lésions nerveuses périphériques.
Articles de cette catégorie
- Syndrome du canal carpien
Le syndrome du canal carpien est la neuropathie par compression la plus fréquente ; il résulte de la compression du nerf médian dans le canal carpien au niveau du poignet et provoque des engourdissements, des fourmillements et des douleurs au pouce, à l'index, au majeur et à la moitié de l'annulaire. Le traitement est gradué selon la sévérité : méthodes conservatrices comme l'attelle et l'infiltration dans les cas légers, et chirurgie de décompression du canal carpien dans les cas résistants ou évolués.
- Syndrome du canal cubital (du tunnel ulnaire)
Le syndrome du canal cubital est la deuxième neuropathie par compression la plus fréquente après le syndrome du canal carpien ; il résulte de la compression du nerf ulnaire au coude et provoque des engourdissements de l'annulaire et de l'auriculaire, une faiblesse de la main et, dans les formes évoluées, une fonte musculaire. Le traitement est gradué selon la sévérité : mesures conservatrices visant à protéger le coude dans les cas légers, et chirurgie de décompression ou de transposition du nerf dans les cas évolués.
- Atteinte du nerf péronier et pied tombant
L'atteinte du nerf péronier (fibulaire) est une compression ou une lésion fréquente d'un nerf périphérique du membre inférieur. Son signe le plus marquant est le « pied tombant » (foot drop), dans lequel la dorsiflexion du pied (lever le pied vers le haut) ne peut être réalisée. Le traitement varie selon la cause et la sévérité de la lésion ; on a recours à la levée de la compression, à une orthèse cheville-pied (AFO), à la kinésithérapie et, dans certains cas, à la chirurgie (décompression, transfert nerveux ou tendineux).
- Tumeurs des nerfs périphériques
Les tumeurs des nerfs périphériques constituent un groupe de masses bénignes ou malignes issues des cellules de la gaine des nerfs périphériques (cellules de Schwann, fibroblastes périneuraux). Les tumeurs bénignes les plus fréquentes sont le schwannome et le neurofibrome ; la tumeur maligne des gaines nerveuses périphériques (MPNST) est un cancer rare mais agressif. Le traitement est essentiellement chirurgical ; le pronostic est excellent pour les tumeurs bénignes mais sombre pour le MPNST.
- Syndrome du défilé thoracobrachial (SDTB)
Le syndrome du défilé thoracobrachial (SDTB) est un ensemble de symptômes causés par la compression du plexus brachial, de l'artère subclavière ou de la veine subclavière dans le passage anatomique étroit de la région cou-épaule. Le type neurogène (compression nerveuse) est le plus fréquent ; les types artériel et veineux sont rares. Le traitement est généralement conservateur (kinésithérapie, correction posturale) ; dans les cas réfractaires ou vasculaires, une chirurgie (résection de la première côte, scalénectomie) est réalisée.
- Névrome de Morton
Le névrome de Morton (névrome intermétatarsien) est un épaississement et une fibrose bénins du nerf digital plantaire à son passage entre les têtes métatarsiennes de l'avant-pied. Il ne s'agit pas d'une véritable tumeur mais d'une prolifération de tissu fibreux due à une irritation chronique du nerf. Il survient le plus souvent entre le troisième et le quatrième orteil et se manifeste par une douleur de l'avant-pied à type de brûlure, de piqûre ou de décharge électrique. Le traitement est d'abord conservateur ; dans les cas réfractaires, on recourt à la chirurgie ou à des méthodes mini-invasives.